Parier sur la Coupe du Monde : ce que les bookmakers ne vous disent pas

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Parier sur un événement tel que la Coupe du Monde – que ce soit pour un match ou pour la victoire finale – demande une analyse minutieuse des facteurs susceptibles d’influencer les résultats. Le niveau de motivation des joueurs sera poussé à l’extrême pour prétendre remporter une compétition auréolée d’un tel prestige. En revanche, certaines variables peuvent entraver les ambitions que tous partagent à quelques mois du coup d’envoi.

Analyse classique des matchs

Les blessures, les suspensions, l’historique des face-à-face,  la réussite de la préparation mesurée par les matchs amicaux, le fameux Home Field Advantage (HFA, l’avantage dont bénéficerait le pays hôte), ainsi que le classement FIFA sont autant de paramètres à prendre en compte dans un pari. Le HFA est confirmé par l’historique de la compétition avec 6 victoires du pays hôte sur 19 éditions soit près d’un Mondial sur trois, mais a tendance à se raréfier depuis 30 ans.

Le classement FIFA, quant à lui, demeure un indicateur d’autant plus fiable que le système de tête de série dans les poules (plaçant les pays les mieux classés plus le pays organisateur dans le même chapeau) garantit l’absence de confrontation directe entre prétendants sérieux à la victoire finale et favorise les écarts de niveaux importants dans la phase de groupe.

Les spécificités de la Coupe du Monde au Brésil

Les données listées au-dessus forment la base des pronostics de bookmakers. Cependant, certaines variables, d’une importance capitale, ne seront pas pris en compte par les bookmakers. Climat, longs déplacements et fatigue n’impacteront pas les cotes, néanmoins les résultats seront affectés par ces facteurs. 

Tout parieur avisé se doit de connaître les facteurs influant sur la rencontre sur laquelle il va miser, et les facteurs externes entourant chaque match auront certainement leur importance. C’est pour cela que nous proposons un récapitulatif des divers obstacles qui entoureront les péripéties des acteurs, et par conséquent celles des parieurs, dans leurs épopées sud-américaines.

Les déplacements

La superficie du Brésil, plus de 8 millions de kilomètres carrés, représente plus de 12 fois celle de l’Hexagone. Qui plus est, les stades de la Coupe du Monde sont éparpillés aux quatre coins de cet immense territoire, cinquième mondial en terme de superficie, et les matchs de poules ne se dérouleront pas par région – comme cela fût le cas lors d’éditions plus anciennes du tournoi.

Le cumul des kilomètres sera donc un facteur a surveiller de près, car certaines équipes risquent de faire l’équivalent d’un demi tour du monde entre leur entrée en lice et la finale. Une accumulation de kilomètres qui risquera de peser lourd sur les organismes des joueurs.

Stades de la Coupe du Monde au Brésil

Pris sous cet angle, le choix du camp de base des sélections risque de s’avérer un facteur capital dans leurs performances. Si toutes les équipes n’ont pas encore dévoilé leur choix de site d’entrainement, un certain nombre d’entre elles se sont déjà choisies un point de chute. On retiendra donc les distances séparant celles-ci des stades où se jouent leurs matchs, un exercice riche en enseignements.

Cas 1 : Belgique-Algérie

Si le premier match du groupe H opposant la Belgique à l’Algérie à Belo Horizonte ne donne pas d’avantage décelable à l’une des deux formations, qui parcourront respectivement 470 et 500 km, le premier match du groupe B offre un léger avantage au Chili, à 1,360 km de Cuiaba contre 1,750 pour l’Australie.

Cas 2 : France – Suisse

Le deuxième match du groupe E, opposant la France à la Suisse offre un contraste encore plus saisissant. En effet, le camp des Bleus à Ribeirao Preto est à 1,300 km de l’enceinte de Salvador où se déroulera le choc de la poule E, contre seulement 390 km séparant le camp de la Nati à Porto Seguro du stade. Cependant, étant le deuxième match du groupe, la distance cumulée sera également un facteur important et, sur ce point, les deux formations font jeu égal. En effet, en incluant l’aller-retour à leur premier match respectif, Français et Suisses auront parcouru respectivement 3,300 km et 3,191 km.

Cas 3 : Nigeria – Argentine

Autre cas de figure, celui de la confrontation entre le Nigeria et l’Argentine en clôture du groupe F. Si les Super Eagles n’auront qu’un court trajet de 900 km pour se rendre au stade de Porto Alegre, contre 1,350 km pour les Argentins, les Nigérians auront effectuer un total de 4,000 km, soit le double des 2,000 km au total pour leurs adversaires du soir.

Cas 4 : Allemagne – Etats-Unis

Quatrième et dernier cas de figure, celui de la dernière journée du groupe G et de la rencontre Allemagne – Etats-Unis. 2,130 km séparent le camp de base des Américains de la ville de Recife, contre seulement 1,000 km pour les Allemands. De plus, la sélection des USA aura déjà effectué plus de 12,000 km de trajets pour cette seule phase de poule, contrairement au Allemands qui en seront à 4,600 km parcourus. Ainsi, les facteurs de distance seront à l’avantage des Allemands lors de cette rencontre.

Le climat

Autre facteur d’importance lors de cette Coupe du Monde au Brésil : le climat. Le souvenir encore vif des conditions météorologiques lors de l’édition 2002 en Corée du Sud, où la chaleur et l’humidité avaient sévèrement impacté la performance des joueurs, a déjà forcé un remaniement du calendrier de crainte de voir ce schéma reproduit lors de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.

Pareillement, il se pourrait que le climat joue un rôle majeur lors du mondial brésilien également. D’autant plus que le territoire brésilien est aussi contrasté qu’il est vaste et que les écarts de température en juin et juillet – les mois d’hiver en hémisphère sud – sont saisissants.

Climat brésilien

L’enceinte de Manaus se situe au Nord-Est du pays, sur les berges du fleuve Amazone. Elle sera le théâtre des confrontations très prometteuses entre l’Angleterre et l’Italie et entre les Etats-Unis et le Portugal. Se situant dans une zone climatique équatoriale, la chaleur peut y atteindre plus de 30°C et l’humidité plus de 80% à cette période de l’année.

A l’extrémité sud du pays, Porto Alegre se situe dans une zone climatique dite Subtropicale-Continentale beaucoup plus tempérée. Ainsi, il n’est pas exclu que le stade où se jouera des affiches telles que France – Honduras, Australie – Pays-Bas, ou encore Nigeria – Argentine soit exposé à des températures proches de 0°C en cette période hivernale pour l’hémisphère sud.

En plein cœur du pays, Brasilia offre un climat Tropical d’altitude. Perché à plus de 1,000 mètres d’altitude la capitale est exposé à un climat très chaud et surtout très sec. A l’inverse des autres villes qui accueilleront des matchs, toutes proche du niveau de la mer et toutes plutôt humides, l’Estadio Nacional où se déroulera Suisse -Equateur et un beau Colombie – Cote d’Ivoire mettra la capacité d’adaptation des joueurs à rude épreuve.

A la frontière est entre le Brésil et la Bolivie, la ville de Cuiaba est exposée à un climat tropical des savanes, qui se traduit par une chaleur supérieure à 30°C et un taux d’humidité de 60 à 70% pour les mois de juin et juillet. Un facteur à ajouter à l’éloignement de ce stade où se jouera entres autres Russie – Corée du Sud et Nigeria – Bosnie-Herzegovine.

La ville de Natal, sur la pointe ouest de la côte atlantique, propose encore un autre type de climat. Ainsi, ses belles plages sont baignées par un climat tropical humide caractérisé par un taux d’humidité exceptionnellement élevé et qui atteint son paroxysme en juin avec 97% d’humidité. Ainsi, la belle confrontation Italie – Uruguay opposera également les 22 acteurs aux rudesses du climat sud-américain.

La fatigue

Dernier facteur de taille dans toute compétition sportive de longue durée et qui sera par ailleurs amplifié par les deux précédents facteurs, la fatigue. Les efforts, intensifiés sous l’effet du climat, et les temps de repos, raccourcis par les longs déplacements, feront de la gestion des efforts une variable très importante lors de cette édition 2014 de la Coupe du Monde.

Fatigue football

Temps de récupération

Les jours de repos entre les matchs seront à surveiller de près. Généralement, un écart de 24 heures de temps de récupération est à prévoir entre les équipes s’affrontant dans un match. Cependant il y aura également certains matchs où un adversaire aura bénéficier de 48 heures de récupération supplémentaire, un véritable atout dans cette compétition qui demande la répétition d’efforts intenses à intervalles faibles.

Ce sera notamment le cas lors de la troisième et dernière journée des groupes A et G – des matchs déjà cruciaux puisque certaines équipes y joueront leur qualification. Lors des matchs du groupe A opposant le Brésil au Cameroun et la Croatie au Mexique, Brésiliens et Mexicains bénéficieront de 5 jours de récupération contre 3 pour leurs adversaires respectifs. Dans le groupe G, les Allemands bénéficieront de 4 jours de repos contre 2 courtes journées pour les Etats-Unis et le Ghana profitera du même avantage contre le Portugal.

Fatigue accumulée de la saison

Autre cas de figure, à surveiller dès à présent, des saisons intenses en club qui pourraient nuire aux joueurs prolongeant leur année au Brésil avec leurs sélections nationales. S’il s’agit pour eux d’arriver avec de bons résultats obtenus en club, ces récompenses peuvent peser lourd dans les jambes en fin de saison.

Ainsi, il est intéressant de constater que les derniers vainqueurs du titre de meilleur joueur du tournoi n’ont jamais dépassé les quarts de finale de la Ligue des Champions. En 2010, l’Uruguayen Diego Forlan n’était pas engagé dans cette compétition, de même que le brésilien Ronaldo en 1998. Les gagnants de l’édition 2002 et 2006, l’Allemand Oliver Kahn et Zinédine Zidane, quand à eux, était éliminés en quart et en huitième respectivement. Les joueurs allant loin en Ligue des Champions seront donc sujet, plus que les autres, à une fatigue intense dès le coup d’envoi du mondial brésilien.

Coupe du Monde 1930

Ainsi, avant de marquer l’histoire et de soulever la coupe dans le mythique stade de Maracana, les joueurs devront effectuer un véritable parcours du combattant. Il revient au parieur de connaître les obstacles que devront affronter les équipes en lice pour prédire au mieux leurs performances et, pourquoi pas, décrocher lui aussi le gros lot.

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