Les 10 pires pubs des bookmakers

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Tantôt jouant sur les stéréotypes du parieur et du fan de sport, tantôt laissant place à des sportifs professionnels, les opérateurs de paris en ligne débordent d’imagination pour se promouvoir. S’ils ne craignent pas les coups de poker médiatiques pour générer du buzz autour de leur campagnes publicitaires, ils risquent bien souvent le ridicule. Retour sur le meilleur et sur le pire des pubs des bookmakers.

Les plus drôles

Réussir à l’exercice de la pub pour paris sportifs est plus difficile qu’il n’y parait. Pour cela, il faut un mélange bien dosé d’humour, d’effet de surprise, et de clichés assumés pour en être que mieux détournés.

Les pubs PMU mettant en scène des jockeys sur tous les terrains de sport sont devenus cultes. La version hippisme, moins compliquée dans sa mise en scène mais géniale dans son idée, reste notre préférée. Simple et efficace, elle condense humour et information en 10 secondes. A voir et à revoir!

“La remise en question est la clé du succès” – ce discours de sportif, PMU l’a bien retenu. Malgré la réussite publicitaire de ses jockeys, PMU à su renouveler son approche dans sa dernière campagne. Ce clip, reprenant tous les clichés d’un grand blockbuster à la sauce paris sportif, est marrant dans l’idée et dans la réalisation. Cette performance lui vaut la Palme d’Or de notre jury…

La pub de l’opérateur NetBet, quant à elle, reprend le cliché du fan de foot beuglant avec ses congénères pour encourager son équipe. Du moins jusqu’à la moitié du clip. La fin de la vidéo, imprévue et drôle, nous a fait sourire tant elle illustre à la perfection le dilemme de tout parieur sportif : parier pour ou contre son équipe?

Tiziano Crudeli est connu en Italie comme commentateur sportif. Pour la planète Youtube, en revanche, c’est un personnage réputé pour les vidéos virales de ses excès d’enthousiasme, notamment lorsque le Milan AC est sur la pelouse. En acceptant de se parodier lui-même pour le bookmaker anglais LadBrokes, Tiziano assume sa notoriété internationale et fait ce qu’il sait mieux faire : s’enflammer. Le résultat est un clip méta, ironique et, surtout, un hit instantané.

Autre pub venu d’outre-Manche à intégrer nos favoris : la campagne de Bet Fair avec les joueurs de Manchester United. Si elle joue sur le facteur “star” du football avec Berbatov, Evra et Young, elle le fait avec un angle rafraîchissant. En sortant les vedettes du rectangle vert et en les intégrant dans un décor insolite, en rajoutant une proximité entre stars et public et en illustrant une compétition entre amis, la pub exploite habilement le mythe de la star pour y ajouter une dimension humaine. Ce détournement de l’image des étoiles de Manchester United nous a régalé.

Les plus ratées

On pourrait en pleurer, on a préféré en rire : voici le meilleur du pire des pubs de bookmaker.

A l’opposé de ce qu’a pu réaliser Bet Fair avec les joueurs de Manchester, la campagne Bwin renforce le mythe du footballeur-übermensch avec les stars du Real Madrid et, en tête de file, Cristiano Ronaldo. Dans cette pub, les joueurs sont montrés comme des sur-hommes capables de performances d’une précision et d’une rapidité incroyable. A la fin, on ne sait plus s’il s’agît d’un match de foot ou d’un jeu vidéo. Quand au spectateur/parieur, ses sens sont hyper-stimulés par le spectacle de ces galactiques et on se demande ce qui le retient de parier tant les joueurs du Real paraissent invincibles. A répéter les clichés du footballeur surhumain par une succession de plans hyper-ralentis et hyper-saccadés, la pub Bwin en tombe dans la caricature.

La pub Unibet propose un autre exemple, dans un style différent, de clichés footballistiques réchauffés. Le texte parle pour lui même : “le football ça colle à la peau. Du premier coup de sifflet au dernier, et chaque seconde entre les deux. Le football ça se passe quand ça se passe. Un instant, suivi d’un autre instant. Une seconde en enfer, l’autre au paradis. Personne ne sait quand le paradis devient l’enfer et l’enfer le paradis. Mais la connaissance et l’instinct nous portent beaucoup plus loin.” Un condensé de phrases toutes faites, de tautologies, de syllogismes, de contradictions qui se voulait proche de l’émotion du supporter mais qui finit dans la caricature du “footix”.

Au rayon des pubs ratés, ParionsWeb aurait pu placer un quinté de tête… On n’aura retenu que cette vidéo : mélange de cliché beauf et misogyne, même si on a apprécié tout de même la différence d’âge ambiguë entre les acteurs et l’idée géniale que parier sur un match est une alternative – et non un complément – à le regarder.

On retrouve également PMU dans notre sélection du pire. Plébiscité dans les tops, l’opérateur paye la prise de risque de sa dernière campagne souhaitant se démarquer des précédentes. La vidéo, très peu appréciée outre-Atlantique, nous laisse un peu perplexes. Comme quoi en cherchant trop à choquer, on ne choque plus grand monde…

Et dernièrement, Betclic, malheureux d’avoir choisi comme partenaire Nikola Karabatic. Si son jeu d’acteur et son enthousiasme trop forcé sur fond de musique pour le moins épique font sourire, c’est surtout son implication dans une affaire de paris truqués qui propulsent cette vidéo dans nos flops favoris. Ce niveau d’ironie, ça ne s’improvise pas. De la part de toute l’équipe et du fond du cœur,  chapeau bas !

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